Début juillet, Donald Trump avait fait part de sa volonté d'autoriser l'Ukraine à produire ces missiles sol-air, cruciaux pour la défense anti-aérienne du pays face aux attaques russes.
Volodymyr Zelensky et Donald Trump, à Palm Beach, le 28 décembre 2025 ( AFP / JIM WATSON )
Après avoir assuré auprès de Volodymyr Zelensky que les Etats-Unis accorderaient une licence à l'Ukraine pour fabriquer des missiles Patriot sur son propre sol, Donald Trump a tempéré son propos au Financial Times , affirmant qu'il n'était "pas sûr" d'accorder son feu vert à Kiev pour produire les précieux intercepteurs sol-air.
"Nous regardons ça", a dit le président américain dans une interview téléphonique au FT . "C'est un armement vraiment extraordinaire et (...) nous devons être un petit peu prudents à qui nous accordons une licence. Nous n'accordons pas vraiment de licences pour l'équipement", a-t-il ajouté.
Un éventuel feu vert ne règlera pas les questions de court terme
En visite mardi à Washington, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré avoir "discuté de licences pour la production d'intercepteurs Patriot" avec Donald Trump durant leur entretien à huis clos à la Maison Blanche. La défense contre les missiles balistiques, particulièrement difficiles à intercepter, est la "priorité absolue" pour Kiev, alors que la Russie intensifie ses frappes sur l'Ukraine.
Jeudi, de nouveaux bombardements ont notamment fait un carnage près de Kryvyï Rig, dans la région de Dnipropetrovsk, où dix membres de la famille Voronov se trouvaient dans leur maison au moment d'une frappe de missile russe. Ils sont tous "présumés morts", a indiqué à l'AFP le porte-parole des services de secours Serguiï Kovtoniouk. Volodymyr Zelensky a affirmé que, selon des informations préliminaires, le missile balistique ayant anéanti ce foyer était de fabrication nord-coréenne. Dans son allocution quotidienne, il a précisé que des expertises allaient encore avoir lieu pour confirmer l'origine du projectile, tout en accusant l'alliance des "ordures moscovites" et du "régime fou de Corée du Nord" de tuer des "enfants ukrainiens".
La pénurie de missiles intercepteurs PAC-3 s'est aggravée depuis la guerre lancée par les Etats-Unis avec Israël contre l'Iran en février. Même en cas d'accord rapide, la mise en place d'une telle capacité industrielle devrait prendre plus d'une année et ne permettra pas de répondre aux besoins immédiats de l'Ukraine. Selon le centre de réflexion américain FPRI, il faut compter 24 mois pour la production d'un missile PAC-3 MSE et 30 mois pour celle de son moteur.
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